Le jugement

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A l'image d'un personnage de jeu vidéo, je vois celui-ci se cogner contre un mur invisible et j'entends : "recommencer" à chaque fois que celui-ci utilise le jugement. Mon esprit m'a envoyé cette image pour me montrer comment je suis bloquée dans ma vie actuellement.

Dès que j'utilise le jugement, je me retrouve stoppée et je retourne au point de départ. J'ai beau médité, avancé, m'ouvrir, accueillir, évolué mais lorsque j'utilise le jugement pour définir ce que je vis ou qui je suis, je suis arrêtée net et je me retrouve au début.

Je pense que cela a toujours été ainsi, j'en étais juste pas consciente. Le jugement est une capacité du mental qui interprète et analyse la situation pour ensuite apporter sa mention "Bien" ou "Mal", "Plaisir" ou "Souffrance". C'est un programme qui valide ou refuse ce qu'on nous vivons, ressentons, pensons et ce que nous sommes.

Il est nécessaire pour nous diriger dans la vie, comprendre ce qui est bon ou ne l'est pas, choisir nos expériences, nos relations, notre travail, nos loisirs etc. Mais, il peut devenir une barrière lorsqu'il étiquette tout et tous. Au lieu de devenir un outil pour choisir ce que je souhaite vivre, il peut se transformer en blocage pour ma transformation.

C'est une capacité que j'utilise avec brio maintenant, sans le savoir, je me suis mis à juger tout, chaque pensée, chaque émotion, chaque situation de la plus petite à la plus grande, chaque fait et geste... Sans le savoir, je me suis mise à séparer tout en "Bien" et "Mal". Et lorsque ce jugement se pose à chaque minute, voir seconde, on se retrouve dans la séparation de la Vie.

Car ce jugement empêche une notion importante qui est "l'Accueil". Il forme des idées toutes faite qui déclenchent une fermeture de mon être et de la vie. Si je suis dans le jugement, je suis dans la séparation. Je me sépare de ce qui est, car j'ai posé un avis, une étiquette sur la réalité.

Cela peut enclencher de la peur ou de l'envie, dans les deux cas, je n'accueille plus ce qui se passe en moi et autour de moi. J'ai quitté le temps présent pour me projeter sur cette peur ou cette envie que ce jugement a créé en moi. A ce moment, ce que je vis est factice car j'ai déjà quitté la réalité de ce qui se passe vraiment, je suis dans la réalité préfabriquée de mon mental.

Prenons des exemples, lorsque je rencontre une personne, j'ai vais regarder son physique, sa tenue vestimentaire, sa façon de se tenir et de se mouvoir, le son de sa voix et ses propos, mes ressentis face à elle. Je vais selon mes critères, jugée tous ces paramètres et choisir si cela me plaît ou au contraire me déplaît. Déjà, dès ce moment, j'ai quitté le présent pour être dans mes pensées qui vont prendre le dessus sur cette rencontre.

Ensuite, selon ce que j'aurais décidé, si j'apprécie ou pas cette personne, je vivrais soit une fermeture ou une ouverture. Dans un cas comme dans l'autre, j'aurais quitté le présent, car je suis dans mes filtres à valider ou réfuter ce qui se passe, ce que la personne dit ou fait. A chaque moment, j'analyse si ce que je vois et sens me plaît ou non.

A aucun moment, je serais présente à la rencontre. Mon mental sera concentré sur les petits détails pour valider son jugement ou au contraire le réfuter. Il filtre sur ce qu'il veut voir et comme des lunettes en forme de loupe, je ne verrais rien en-dehors de cela. Et sans le savoir, avec ce comportement, je vais interféré sur la relation avec cette personne qui va sentir inconsciemment mon état d'esprit.

Il n'y a plus de place à la magie et au pouvoir transformateur qu'une rencontre peut apporter. Car sans ce jugement, je serais ouverte au moment présent et à une rencontre véritable. Je pourrais accueillir réellement la personne et ce qu'elle m'apporte en tant que telle. Découvrir ses richesses et ses manques, m'enrichir de la différence ou de la similitude. 

Un autre exemple aussi important est lorsque qu'on découvre ses blessures. La vie peut nous apporter des situations, des personnes ou des émotions afin qu'on découvre ce que l'on referme et faire un travail de transmutation. C'est exactement ce que nous vivons tous en ce moment à un niveau ou l'autre de notre vie.

Le plus souvent, le dévoilement de ce que nous portons peut apporter de la souffrance. Dès que nous posons le jugement sur cette souffrance, nous sommes stoppés. Le pouvoir naturel de transformation cesse. Nous pouvons soit stagner ou empirer la situation. Notre jugement va alimenter ce que je trouve juste ou pas et en même temps m'apporter plus de souffrance ou me bloquer dans ce qui remonte afin d'être libéré.

Le mur invisible vient de se lever et je me cogne : "Recommencer" ! 

Le processus naturel d'une blessure qui remonte et est accueillie forme sa transformation. Les émotions bloquées se libèrent et n'ont plus lieu d'être, une fois reconnues et vécues.Les blessures sont formées car nous les avons bloquées et reniées au plus profond de nous pour nous protéger.

En jugeant ma blessure, ma souffrance, les personnes en cause ou encore moi-même, j'empêche la libération de ces émotions. Mon jugement va former une barrière avec ce qui est, en l’interprétant et rappelez-vous, je ne suis plus dans le présent, je le déforme par mes pensées en me disant : ça devrait être comme ça et non comme ça !

Et même si je juge en positif ce que je vis, je me retrouverai bloquée. Car je choisis que ces émotions et sentiments positifs sont ce que je veux vivre. A chaque fois que je ne les ressentirais pas, je penserais : pourquoi je ne le vis plus, pourquoi je ne peux pas être tout le temps dans cet état ?  Et j'ai encore une fois quitté ce qui est, pour être dans mes pensées à valider ou réfuter ce que je vis.

Le jugement me sépare de ce qui est et du moment présent dans tous les domaines de ma vie. Je ne suis jamais présente à celle-ci, je ne peux pas accueillir ce qui se passe réellement et en même temps me transformer. Je ne fais que répéter des schémas de pensées avec ce que je veux et ne veux pas. Je m’enferme dans une bulle mentale coupée de ce qui se passe réellement.

Je m'en suis aperçue, lorsque j'ai vu que je traverse plusieurs fois la même blessure depuis plusieurs années. Je ne comprenais pas pourquoi, j'y étais toujours bloquée, surtout que j'ai l'impression d'avoir traversée celle-ci sous toutes ses coutures. Pourquoi la vie me ramène toujours à mon point de départ ?

Dans mon esprit, je me suis vue en personnage virtuel qui se cogne contre un mur invisible avec le mot "Recommencer". Et je vois ce personnage qui insiste et se cogne plusieurs fois et "Recommencer" retentit à chaque fois, qu'il tape dans le mur. Vous voyez le bip qui s’enchaîne lorsque vous appuyez plusieurs fois sur une touche de votre ordinateur pour forcer une opération que celui-ci bloque.

Et la mauvaise manipulation est mon jugement. A chaque fois que je traverse ma blessure pour la libérer, je juge ma souffrance, je juge les personnes qui sont à l'origine et surtout je me juge de ressentir cela. Et le résultat est immédiat : "Recommencer" !



 Jed

14 commentaires :

Anonyme a dit…

Bonjour Jed,
Tout d’abord merci pour vos messages, ils sont pleins de bons sens et d’une grande aide.

Il y a en effet plusieurs phénomènes que je peux voir sans pouvoir encore appliquer le non jugement instinctivement.
Il y a peu, beaucoup de choses ont changé dans ma vie, notamment ma rupture d’avec mon amour. Ceci a provoqué en moi une grande activation de mes chakra, notamment celui du coeur.

A partir de là, il s’est passé des constatations depuis l’observateur de mes pensées. Par exemple, quand je marche dans la rue et que, machinalement, je juge celles et ceux que je croise, j’ai remarqué qu’au fond de mes pensées se trouvait un tribunal. C’est vraiment un tribunal en cercle. Là s’y joue un débat, l’un agitant la colère, l’autre l’apitoiement... et, devant ce tribunal, il y a des chiens. Ce sont les premiers à se manifester, il aboient dès que la personne que je croise ne leur convient pas. Ensuite arrive en jeu les "sages du tribunal », émettant leur commentaires acerbes….

J’ai aussi découvert par mon passage (toujours d’actualité) dans ma nuit obscure de l’âme qu’au fur et à mesure que je parvenait à approcher, voir résoudre les noeuds de mes peurs les plus profondes, s’est formé en moi un jardin. Jardin dans lequel se trouve les personnages issues de mes peurs avec lesquelles j’avais résolu le problème de fond. Paradoxalement, ces peurs identifiées puis transcendées sont devenues mes meilleures alliées et, elles se baladent désormais dans mon jardin.

J’approche donc, avec mon tribunal, la même systématique. Quand les chiens se mettent à hurler, tout d’abord, je les identifient puis, je m’approche d’eux avec tout l’amour possible, je les caresse puis leur demandes de rejoindre le jardin. Mon étonnement fut si grand de les voir s’apaiser, un peu penauds et surtout si heureux de rejoindre le jardin et courir dans la joie.

Peut-être se message parlera à certain.

Merci encore Jed
Mix

Kusanagi Onizuka a dit…

Bonjour et merci pour vos messages Ted,

Il semble que la fin des souffrances humaines doivent coïncider avec la fin du jugement. Et que tant qu'on juge, on souffre, votre article m'a donc beaucoup parler.

Or, nous vivons dans un monde qui n'est que jugement, nous sommes formatés dès le plus jeune âge à juger les choses.

Ceux comme vous et moi qui ont conscience que cela doit cesser et qui doivent progresser vers le non jugement et "l'être", sont combien en pourcentage selon vous ?

Et même en en ayant conscience, le jeu consistant à ne plus juger est extrêmement difficile en ce bas monde, mais pour les gens conscients travaillant sur eux et vous le reconnaissez vous-même.

Du coup je me pose cette question essentielle : comment cesser de juger, quels exercices mettre en place pour cesser le jugement. Et si on y arrive, est-ce compatible avec notre métier où cela nous sera demandé.

Je ne parle que des gens conscients qui éprouvent une grande difficulté à faire cela comme moi, je juge, je me juge, et je sais que ce n'est pas la bonne voie/voix. Je sais que chacun est rendu à son propre niveau d'évolution personnel/spirituel et que je ne peux reprocher à personne ni à moi-même d'être à son propre niveau d'évolution sans avoir connu mes expérience de vie ou moi sans avoir connu les expériences des autres. Malgré cela, j'ai encore ce réflexe.

Si on me harcèle, si on me fait souffrir psychologiquement, que dois-je faire ? accepter d'être harcelé ? ne pas me dire que cela me fait du mal et que je veux que ça cesse ? La théorie est parlante, la pratique incroyablement difficile en société.

Maintenant j'ai une pensée pour tous les non-conscient, tous ceux qui sont dans leur formatage et qui prennent les gens comme vous et moi comme des illuminés/fous. Ceux là représente une bonne partie de la population, cela me fait de la peine pour tout ceux qui n'ont pas encore entamé ce cheminement.

Si on suit la logique du jugement, cela veut-il dire que nous allons aller vers un chaos global, le paroxysme des souffrances jusqu'à ce que chacun comprenne, et même si la terre venait à devenir un réel enfer pour tous, comprendrons-nous pour autant ?

Le jeu de la dualité semble avoir atteint un extrême tel, devenu si systématique, systémique et contagieux, qu'il semble que nous soyons dans un cercle vicieux où seuls quelques individus travaillant intensément sur eux arriveront à ce libérer.

Vos éclaircissements et avis me seraient très utiles pour continuer d'avancer.

Merci infiniment, ma bienveillance vous accompagne.

Pierre

Kusanagi Onizuka a dit…

Je vous reposte mon commentaire sans les fautes ça fait beaucoup là je trouve ;)

Bonjour et merci pour vos messages Jed,

Il semble que la fin des souffrances humaines doivent coïncider avec la fin du jugement. Et que tant qu'on juge, on souffre, votre article m'a donc beaucoup parlé.

Or, nous vivons dans un monde qui n'est que jugement, nous sommes formatés dès le plus jeune âge à juger les choses.

Ceux comme vous et moi qui ont conscience que cela doit cesser et qui doivent progresser vers le non jugement et "l'être", sont combien en pourcentage selon vous ?

Et même en en ayant conscience, le jeu consistant à ne plus juger est extrêmement difficile en ce bas monde, même pour les gens conscients travaillant sur eux et vous le reconnaissez vous-même.

Du coup je me pose cette question essentielle : comment cesser de juger, quels exercices mettre en place pour cesser le jugement. Et si on y arrive, est-ce compatible avec notre métier où cela nous sera demandé.

Je ne parle que des gens conscients qui éprouvent une grande difficulté à faire cela comme moi, je juge, je me juge, et je sais que ce n'est pas la bonne voie/voix. Je sais que chacun est rendu à son propre niveau d'évolution personnel/spirituel et que je ne peux reprocher à personne ni à moi-même d'être à son propre niveau d'évolution sans avoir connu mes expérience de vie ou moi sans avoir connu les expériences des autres. Malgré cela, j'ai encore ce réflexe.

Si on me harcèle, si on me fait souffrir psychologiquement, que dois-je faire ? accepter d'être harcelé ? ne pas me dire que cela me fait du mal et que je veux que ça cesse ? La théorie est parlante, la pratique incroyablement difficile en société.

Maintenant j'ai une pensée pour tous les non-conscients (non-éveillés plutôt ou moins conscients), tous ceux qui sont dans leur formatage et qui prennent les gens comme vous et moi comme des illuminés/fous. Ceux là représentent une bonne partie de la population, cela me fait de la peine pour tout ceux qui n'ont pas encore entamé ce cheminement.

Si on suit la logique du jugement, cela veut-il dire que nous allons aller vers un chaos global, le paroxysme des souffrances jusqu'à ce que chacun comprenne, et même si la terre venait à devenir un réel enfer pour tous, comprendrons-nous pour autant ?

Le jeu de la dualité semble avoir atteint un extrême tel, devenu si systématique, systémique et contagieux, qu'il semble que nous soyons dans un cercle vicieux où seuls quelques individus travaillant intensément sur eux arriveront à se libérer.

Vos éclaircissements et avis me seraient très utiles pour continuer d'avancer.

Merci infiniment, ma bienveillance vous accompagne.

Pierre

Jed a dit…

Bonjour Mix et Pierre, merci pour vos commentaires et vos partages. Le tien Mix m'a fait sourire, j'ai adoré voir comment ton âme te parle en images comme moi. Ne doute pas de ce que tu vis et vois, c'est un cadeau de pouvoir parler et guider ses parties de soi.
Pierre merci pour ton raisonnement et nous partager tes pensées et ce que tu as sur le coeur-conscience (sourire). Je me suis posée les mêmes questions et je fais le même constat de notre humanité actuelle. Hier soir, je visionnais une vidéo qui montrait le chaos dans la région parisienne et j'étais révoltée de voir de jeunes personnes se laisser aller à tant de violence, comme-ci plus ils sont violents et plus ils se sentent forts et fiers d'eux-mêmes.
Mes guides sentant ma peine, ma colère et mon désarroi m'ont rappelés que lorsque la lumière s'intensifie l'obscurité aussi. De garder confiance et espoir et j'avoue que cela m'a rassurée. Le jugement n'est pas à bannir, il est sain de pouvoir interpréter ce qui est bon au mauvais. C'est un outil précieux à utiliser comme le discernement. Par contre, il devient nocif et nous limite lorsque nous en servons tout le temps. Nous devons apprendre à doser ce jugement et ressentir en soi lorsqu'il devient une barrière à l'accueil. Nous pouvons imaginer que le jugement est un sac à dos, il me sert à garder et trier ce que je souhaite apporter avec moi et utiliser, mais il devient un fardeau lorsque, je veux tout mettre dedans. Je ne peux plus avancer. Soyons conscients de ce qui est bon ou mal, sans s'enfermer et étiqueter tout et tous. Le mental se l'ai approprié pour tout régenter, alors qu'en notre fort intérieur l'âme sait nous dire avec nos ressentis lorsque c'est bon ou mal pour nous. Rendons le jugement à l'âme et plus à l'ego.

Kusanagi Onizuka a dit…

Merci beaucoup pour votre réponse si brève qui fait pleinement sens avec ce que je ressens.

Récemment, j'ai compris quelque chose : le bien et le mal n'existe pas, c'est une perception humaine que nous avons des choses, il y a harmonie ou dysharmonie, ce qui contribue a élever l'ensemble et ce qui contribue à le dégrader, il n'y a pas de blanc ou de noir, seulement des nuances de gris plus ou moins sombre.

Ce que vous dites semble s'inscrire dans ce raisonnement. Il ne s'agit pas de juger systématiquement comme nous avons habitude de faire, il s'agit d'émettre des constats à un instant donné pour mettre en pratique son discernement et acter une prise de décision. La critiques constructive renforce, et est évolutive, elle part d'un constat qui se modifie au gré de la situation. Le jugement lui porte un caractère de "sanction" de "définitif" et retire à l'appréciation d'une situation la considération que ceci va évoluer.

Je ne sais pas si je suis très clair, mais je pense que vous me comprendrez. Si je constate qu'un individu fait preuve de jalousie et que je le lui fais remarquer, je lui offre l'occasion de changer cela, de le transmuter. Si je le juge en lui disant "t'es un jaloux en fait", lui peut le percevoir comme une agression, comme si je considérai qu'il est comme cela un point c'est tout, je me trompe donc en essayant de le définir car il ne se limite pas à la manifestation de cette jalousie dans un contexte donné, il est beaucoup plus que cela, en le jugeant donc je m'éloigne de la vérité, de la compréhension que je peux avoir de lui, et je l'éloigne de la compréhension qu'il pourrait avoir de lui-même, je suis alors dans la dysharmonie.

Comme vous dites, il ne s'agit pas de bipolariser les aspects des évènements, situations, individus... Mais bien de les nuancer.

Rien ne peut se limiter à être tout ou tout son contraire, mais toute une gamme de nuance à l'intérieur de ces deux extrêmes. La création n'est pas 0 ou 1.

Autre exemple : fumer du cannabis, est-ce bien ou mal ? Tout est relatif n'est-ce pas, est-ce pour enfouir ses problème, ou pour apaiser les maux d'une maladie ? Le bien perçu par quelqu'un peut alors être le mal perçu par l'autre. C'est une question de point de vue qui ne peut être corrigé que par une vision sphérique des situations.

Avec toute ma gratitude,

Pierre

Jed a dit…

En effet, le bien et mal n'existe pas dans l'absolu, mais il faut pour cela se détacher du mental. C'est une notion très difficile à appréhender sur notre monde tel qu'il est actuellement.
Pour le jugement, vous avez tout à fait raison et pour aller plus loin dans vos exemples, lorsqu'on juge, on influence l'autre personne, nous la mettons dans une case sans la possibilité d'en changer.
C'est à dire, lorsque je dis à une personne "tu es jaloux", la jalousie devient ce qu'elle est. Je ne lui laisse pas l'espace de se transformer ou de découvrir la personne qu'elle est vraiment derrière cette jalousie. C'est comme les personnes malades, elles ne sont pas la maladie. Juste le fait de les nommer "malade", on empêche déjà la guérison.
Cette personne va s'identifier à la maladie comme faisant partie d'elle. Mais elle est bien plus que cela, la maladie est le signal de son être d'un dysfonctionnement.
Nous pouvons en déduire que le jugement nous enferme et peut enfermer la personne qu'on juge.
Bien à vous,
Jed

Anonyme a dit…

Bonsoir à vous,
En effet, en faisant l'exercice de prononcer un mot et voir l'influence énergétique dans notre corps, où cette énergie va se loger et quelle émotion elle procure, on se rend compte de son énergie. Nous somme souvent inconscient de l'énergie que porte un mot et ses répercussion.
J'ai commencé la pratique de cet exercice en lisant cet article de Krishnamurti et ça laisse perplexe.
http://www.krishnamurti-france.org/Quelle-est-la-juste-place-de-la-pensee

Mix

Anonyme a dit…

Re bonsoir Jed,
Désolé je ne veux pas vous harcelez...
J'ai pensé à quelque chose concernant votre article et en particulier le fait que vous deviez vivre une blessure plusieurs fois sous toues ses coutures. J'ai alors repensé au texte de St-Jean de la Croix, il parle de la mémoire du corps. La science actuelle nous indique qu'une cellule vit environ 7 ans.

Cela m'a fait tilt parce que j'ai une maladie qui provoque des douleurs chroniques. J'ai appris une méditation très puissante de Tulku Thondup qui consiste à entrer dans une cellule, y contempler sa dimension infinie comme on regarde un ciel étoilé puis, imaginer les étoiles qui elles mêmes deviennent les cellules de notre corps. Ainsi, c'est comme si l'on voyait notre corps en format éclaté.

Après mon expériences très forte avec mon chevalier, j'ai pu constater que l'endroit de mon corps où se situait la scène avait toujours aussi mal. C'est comme si mon corps voulait rejouer la scène ou plutôt, comme si mon corps voulait garder cette douleur en lui. Elle était persistante pourtant, selon toute logique, elle aurait du, au moins un peu s'atténuer.

Sans m'en rendre compte ou instinctivement, j'ai appliqué la méditation de Tulku Thondup en y incluant une immense colonne d'eau lavant, décapant les cellules. La douleur a rapidement été atténué. Depuis, dès que la sensation revient, je ne m'attarde plus forcément sur son origine mais plutôt sur la matière cellule.

Peut-être est-ce une piste…
Mix

Jed a dit…

Merci Mix, en effet c'est très intéressant ce délai de sept ans et cette méditation ! L'âme rejoue inlassablement ce que nous n'avons pas accepté et libéré. Et lorsque il est temps de le faire, elle se sert du corps physique pour nous passer le message. Il y a sûrement un pardon à faire dans votre cas en rapport avec votre histoire de chevalier.
Merci encore pour votre piste et j'aime beaucoup l'image de la colonne d'eau pour nettoyer les cellules ;)
Jed

Anonyme a dit…

Bonjour Jed,
Ce n'est pas exactement ce que je voulais dire.
Dans les textes de St-Jean de la Croix ainsi que le sous-entend Jung, le corps donc aujourd'hui les cellules ont leur esprit propre. Ce serait donc les cellules elles-mêmes qui n'acceptent pas ce qui a été, d'une manière ”rapide” compris, pardonner et transcender par l'âme. Elle s'accrochent à ce qui a été alors que l'âme a compris le chemin. Elles ont leur vie propre, elle nous défient donc de leur valider cette vérité qu'elle ne comprennent ou n'acceptent pas.
Si l'on prend encore en compte le fait que les compréhensions et ou les traumatismes profonds affectent notre ADN (ce qui est désormais prouvé par la science), on peut imaginer qu'elles n'ont, à leur échelle, pas envie de suivre le mouvement de notre âme. Elle s'accrochent à ce qu'elle connaissent tout comme nous nous sommes accroché à notre mental depuis tans d'années.

C'est peut être une part souvent ignorée ou sous-estimée par les marcheurs.
Notre corps et nos cellules ont leur vie propre.

Jed a dit…

Bonjour Mix,
C'est très intéressant mais comment expliquer les mémoires de vies passées ?
Cela me donne envie de creuser (sourires).
Merci !!!

Anonyme a dit…

mhh, je trouve intéressant dans le sens que ce n'est absolument pas incompatible. Cela amène la science vers ce que l’on appel le cycle des réincarnations et la croyance de la réincarnation à une évidence scientifique.

Ce qui a été établi l’année passée est la chose suivant:
Elle concerne une famille touchée par l’inceste. Le père a une relation incestueuse avec sa fille. Celle-ci a un enfant de cet acte.
Ce qui a été mesuré dans les marqueurs génétique est la chose suivante:
- la mère (femme du mari) porte le marqueur de ce qui s’est produit. Cela veut dire que l’on ne doit pas obligatoirement le subir ou plutôt le subir psychologiquement est suffisant pour que l’épigénétique se transforme.
- La fille qui a subie l’acte a évidemment le marqueur dans son code plus marqué que sa mère.
- Mais ce qui est plus frappant et qui a très surpris la science, c’est que la fille issue est la plus marquée par l’acte de son père / grand-père.

Le code génétique a donc été transformée par cet événement même par ceux qui ne l’ont pas directement subi et cela pour plusieurs générations.

En ce qui concerne les vies passées…. ben je ne suis pas le Dalaï-lama mais il ne me paraîtrait pas impossible que l’âme avant de sa réincarnation, décide d’elle-même de ce qu’elle doit encore guérir ici-bas. Elle ”choisirait” une famille biologque spécifique ayant les marqueurs qui la poussera à subir puis sublimer ce qu’elle doit encore intégrer ici-bas mais là…. Ce n’est que mon interprétation…. Cela rejoindrait également la notion Karma familial. Dans ce sens, le corps humain ne serait que le véhicules pour les âmes. Elle se souvient donc de ce qu’elles on vécu avant cette vie-ci dans différents corps.
Enfin, ma théorie vaut ce qu’elle vaut….

Il est par contre important comme vous le dites de ne pas se servir de cette théorie pour ne plus faire de travail sur soit. Mais je crois que lorsque l’on vit quelque chose de très profond, une grande prise de conscience concernant une de nos douleurs, il est également important de nettoyer par tous les moyens possible et donner l’amour également à notre corps. Il est évident qu’il a pris un choc, il mérite également qu’on lui amène la conscience au sein-même de ce qu’il est profondément, les cellules.
Enfin je crois…

Jed a dit…

Merci Mix pour ces nouvelles pistes de réflexion !
Je vais me pencher dessus, vous avez éveillé ma curiosité (sourires).
Belle semaine,
Jed

Anonyme a dit…

Belle semaine à vous,
Merci encore pour vos postes et vos réflexions
Mix